18/03/2019

Mes anecdotes biographiques (8)

A Tacoma

Pendant l’occupation allemande, nous avions, en le cachant dans notre maison, sauvé un aviateur américain, dont le bombardier avait été descendu par les canons anti-aériens. Son équipage comptait dix aviateurs, dont celui que nous avions logé chez nous, Ordway Benjamin Gates. Il n’avait, comme les autres membres de son équipage, pas été blessé. Nous autres membres ettelbruckois de la Ligue patriotique luxembourgeoise, LPL, réussîmes à empêcher les allemands à en capturer six. Quatre d’entre-eux seulement étaient donc tombés entre les mains de l’ennemi. Weiterlesen

Mes anecdotes biographiques (8)

A Tacoma

Pendant l’occupation allemande, nous avions, en le cachant dans notre maison, sauvé un aviateur américain, dont le bombardier avait été descendu par les canons anti-aériens. Son équipage comptait dix aviateurs, dont celui que nous avions logé chez nous, Ordway Benjamin Gates. Il n’avait, comme les autres membres de son équipage, pas été blessé. Nous autres membres ettelbruckois de la Ligue patriotique luxembourgeoise, LPL, réussîmes à empêcher les allemands à en capturer six. Quatre d’entre-eux seulement étaient donc tombés entre les mains de l’ennemi. Weiterlesen

14/01/2019

Mes anecdotes biographiques (7)

En Amérique

À cette époque, l’on pouvait déjà survoler en avion l’océan atlantique et ainsi passer aux États-Unis. Mais ces vols étaient rares et très chers, surtout quand on voyageait avec beaucoup de bagages. Nous avions trois enfants, dont chacun emportait entre autres des vêtements.

La constitution américaine prescrit à chaque candidat immigrant d’avoir parmi les citoyens américains un protecteur qui le loge et assure son entretien général. Il faut en outre un certificat médical. Pour l’obtenir, il faut se faire examiner par un médecin, un seul nommé, qui habitait alors à Anvers. Nous allâmes en chemin de fer avec nos trois enfants pour trouver ce médecin. Weiterlesen

Mes anecdotes biographiques (7)

En Amérique

À cette époque, l’on pouvait déjà survoler en avion l’océan atlantique et ainsi passer aux États-Unis. Mais ces vols étaient rares et très chers, surtout quand on voyageait avec beaucoup de bagages. Nous avions trois enfants, dont chacun emportait entre autres des vêtements.

La constitution américaine prescrit à chaque candidat immigrant d’avoir parmi les citoyens américains un protecteur qui le loge et assure son entretien général. Il faut en outre un certificat médical. Pour l’obtenir, il faut se faire examiner par un médecin, un seul nommé, qui habitait alors à Anvers. Nous allâmes en chemin de fer avec nos trois enfants pour trouver ce médecin. Weiterlesen

30/11/2018

Mes anecdotes biographiques (6)

La guerre

Le 10 mai 1940, les allemands occupèrent Ettelbruck. Jusqu’à la fin de l’année scolaire, ils ne s’occupèrent pas de l’école. Mais dès le début de l’année suivante, ils imposèrent à tout notre système d’instruction l’allure hitlérienne. Au début de chaque leçon, l’enseignant devait lever le bras droit horizontalement devant lui en disant à haute voix « Heil Hitler ». Les élèves étaient obligés de saluer à leur tour de la même manière. Weiterlesen

Mes anecdotes biographiques (6)

La guerre

Le 10 mai 1940, les allemands occupèrent Ettelbruck. Jusqu’à la fin de l’année scolaire, ils ne s’occupèrent pas de l’école. Mais dès le début de l’année suivante, ils imposèrent à tout notre système d’instruction l’allure hitlérienne. Au début de chaque leçon, l’enseignant devait lever le bras droit horizontalement devant lui en disant à haute voix « Heil Hitler ». Les élèves étaient obligés de saluer à leur tour de la même manière. Weiterlesen

14/11/2018

Mes anecdotes biographiques (5)

Mes débuts comme instituteur

Mon installation en 1934 à Niederpallen, village de la commune de Redange-sur-Attert, débuta par mon déménagement dans la maison de la famille Heschbourg, où on me loua une chambre à coucher au premier étage et une pièce au rez-de-chaussée qui me servait de bureau et où je corrigeais les cahiers des écoliers et préparais mes leçons. J’allais aussi me présenter au conseiller municipal Muller et au curé du village Lahure. Ce dernier m’avait recommandé, sur l’intervention du curé Muller de Neudorf, au conseil municipal de Redange pour l’élection d’un des nombreux candidats au poste d’instituteur de Niederpallen. Weiterlesen

Mes anecdotes biographiques (5)

Mes débuts comme instituteur

Mon installation en 1934 à Niederpallen, village de la commune de Redange-sur-Attert, débuta par mon déménagement dans la maison de la famille Heschbourg, où on me loua une chambre à coucher au premier étage et une pièce au rez-de-chaussée qui me servait de bureau et où je corrigeais les cahiers des écoliers et préparais mes leçons. J’allais aussi me présenter au conseiller municipal Muller et au curé du village Lahure. Ce dernier m’avait recommandé, sur l’intervention du curé Muller de Neudorf, au conseil municipal de Redange pour l’élection d’un des nombreux candidats au poste d’instituteur de Niederpallen. Weiterlesen

19/09/2018

Mes anecdotes biographiques (4)

Adieu Erpeldange et bonjour Neudorf

Pendant la seconde quinzaine du mois d’août 1933 a eu lieu l’examen de fin d’études au lycée. Les séances d’épreuves étaient un jour sur deux, donc après chaque journée d’épreuve, il y avait une journée de libre afin de laisser aux candidats quelque temps pour passer en revue la matière fixée au lendemain et, comme nous le supposions, pour laisser du temps aux correcteurs. J’étais donc en train de penser à la rédaction allemande quand j’appris que ma sœur Séraphine, l’enfant ainé de nos parents, de treize ans plus âgée que moi et mariée depuis deux ans, était décédée à la clinique pendant son accouchement. L’enterrement eut lieu à Luxembourg-Neudorf où mes parents étaient, depuis quelques années, propriétaires d’une maison louée à une famille de ce faubourg. Weiterlesen

Mes anecdotes biographiques (4)

Adieu Erpeldange et bonjour Neudorf

Pendant la seconde quinzaine du mois d’août 1933 a eu lieu l’examen de fin d’études au lycée. Les séances d’épreuves étaient un jour sur deux, donc après chaque journée d’épreuve, il y avait une journée de libre afin de laisser aux candidats quelque temps pour passer en revue la matière fixée au lendemain et, comme nous le supposions, pour laisser du temps aux correcteurs. J’étais donc en train de penser à la rédaction allemande quand j’appris que ma sœur Séraphine, l’enfant ainé de nos parents, de treize ans plus âgée que moi et mariée depuis deux ans, était décédée à la clinique pendant son accouchement. L’enterrement eut lieu à Luxembourg-Neudorf où mes parents étaient, depuis quelques années, propriétaires d’une maison louée à une famille de ce faubourg. Weiterlesen