30/11/2018

Mes anecdotes biographiques (6)

La guerre

Le 10 mai 1940, les allemands occupèrent Ettelbruck. Jusqu’à la fin de l’année scolaire, ils ne s’occupèrent pas de l’école. Mais dès le début de l’année suivante, ils imposèrent à tout notre système d’instruction l’allure hitlérienne. Au début de chaque leçon, l’enseignant devait lever le bras droit horizontalement devant lui en disant à haute voix « Heil Hitler ». Les élèves étaient obligés de saluer à leur tour de la même manière. Weiterlesen

14/11/2018

Mes anecdotes biographiques (5)

Mes débuts comme instituteur

Mon installation en 1934 à Niederpallen, village de la commune de Redange-sur-Attert, débuta par mon déménagement dans la maison de la famille Heschbourg, où on me loua une chambre à coucher au premier étage et une pièce au rez-de-chaussée qui me servait de bureau et où je corrigeais les cahiers des écoliers et préparais mes leçons. J’allais aussi me présenter au conseiller municipal Muller et au curé du village Lahure. Ce dernier m’avait recommandé, sur l’intervention du curé Muller de Neudorf, au conseil municipal de Redange pour l’élection d’un des nombreux candidats au poste d’instituteur de Niederpallen. Weiterlesen

19/09/2018

Mes anecdotes biographiques (4)

Adieu Erpeldange et bonjour Neudorf

Pendant la seconde quinzaine du mois d’août 1933 a eu lieu l’examen de fin d’études au lycée. Les séances d’épreuves étaient un jour sur deux, donc après chaque journée d’épreuve, il y avait une journée de libre afin de laisser aux candidats quelque temps pour passer en revue la matière fixée au lendemain et, comme nous le supposions, pour laisser du temps aux correcteurs. J’étais donc en train de penser à la rédaction allemande quand j’appris que ma sœur Séraphine, l’enfant ainé de nos parents, de treize ans plus âgée que moi et mariée depuis deux ans, était décédée à la clinique pendant son accouchement. L’enterrement eut lieu à Luxembourg-Neudorf où mes parents étaient, depuis quelques années, propriétaires d’une maison louée à une famille de ce faubourg. Weiterlesen

31/08/2018

Mes anecdotes biographiques (3)

Ambiance Erpeldangeoise

Les barrières

Ce dont je me rappelle le mieux des impressions d’Erpeldange gravées dans ma mémoire, ce sont les trois barrières, dont une barrait le passage du chemin de fer directement devant notre maison ainsi qu’une distante d’environ un demi kilomètre au nord de notre habitation et une troisième située aussi à un demi kilomètre au sud de chez nous. Weiterlesen

14/05/2018

Mes anecdotes biographiques (2)

Au lycée de Diekirch

En 1926 je me soumis, avec deux de mes camarades de classe à l’examen d’admission au lycée de Diekirch. On nous fit écrire deux dictées, l’une en allemand et l’autre en français, deux reproductions ainsi que des problèmes arithmétiques.

Nous fûmes admis tous les trois. Nous nous inscrivîmes au secteur classique, qui s’organisait au « Collège de Diekirch » parallèlement au secteur industriel, appelé « Industrie-Schoul » et qui ne comptait que six années d’études, dont trois seulement à Diekirch, alors que les cours classiques du « Gymnase » (= lycée classique) duraient sept années. Dès la classe inférieure, appelée septième, on y enseignait le latin en plus des langues française et allemande, ainsi que l’arithmétique, l’histoire, les sciences naturelles, la doctrine chrétienne, le dessin et la gymnastique. Weiterlesen

27/04/2018

Mes anecdotes biographiques (1)

Période préscolaire

La première phrase qui, si ma mémoire ne me trompe, m’a été dite en allemand, ne fut évidemment pas compréhensible à moi, le petit gosse qui ne comptait sans doute pas bien au-delà de trois ans, étant donné que chez nous je n’avais entendu que du luxembourgeois et du français. Elle m’avait été adressée, vers 1915, par un militaire allemand relativement âgé, membre d’un escadron que je voyais marcher au pas chaque jour vers le tunnel entre Michelau et Erpeldange, mon village natal. J’y occupais avec mes parents et mes trois frères et trois sœurs une maison de garde-barrière, que nos cohabitants du village appelaient « d’Gard-Haischen » et qui était située près des rails du chemin de fer à environ cent mètres de la rive droite de la rivière Sûre, alors que toutes les autres habitations, y compris le château, s’élevaient sur la rive gauche. Il nous fallait parcourir une distance d’au moins un kilomètre et passer un pont pour nous approcher des autres demeures. Weiterlesen

13/03/2017

Im Waisenhaus „Op der Rumm“

Nach dem Tod meiner Mutter im Juli 1927 verwahrlosten wir Kinder zusehends. Ich war 10, meine beiden Brüder 7 und 4 Jahre alt.

Ende November 1928 fielen zum ersten Mal die Worte: „Wanns de virun esou frech bass, da kënns de op d’Rumm“. Der Briefträger hatte einen Brief mit der Aufschrift: „Sozialamt der Stadt Esch/Alzette“ abgegeben! Am Neujahrstag 1929 brachte man mich und meinen Bruder ins Waisenhaus auf dem Rahmplateau in Luxemburg, der jüngste Bruder folgte erst sechs Monate später. Damit endete eine schlimme Periode meines noch jungen Lebens, die ich bis heute nicht vergessen kann. Weiterlesen

15/05/2014

Ein ereignisreiches junges Leben

Ostern 1924

Meine Eltern, Anna Streitz und Charles Poiré, heirateten am 20. Mai 1920. Meine Mutter war eine tüchtige Näherin, aus diesem Grunde hatte sie erst später geheiratet. Mein Vater war Bauunternehmer. Er arbeitete mit zwei Arbeitern aus dem Nachbarsdorf. Heute steht noch immer ein Haus in Senningerberg, welches mein Vater gebaut hat.

Mein Vater arbeitete öfters in Frankreich, denn damals wurde noch nicht so viel in unserm Land gebaut. Er und sein Schwager Mathias Grethen beschlossen, für ein Jahr ganz nach Frankreich arbeiten zu gehen. Jeden Monat schickte Vater meiner Mutter das Geld zum Leben. Mein Bruder Jean-Pierre war damals erst zwei Jahre alt. Als aber wieder mehr Arbeit in Luxemburg war, kamen sie zurück nach Hause.

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