27/04/2018

Mes anecdotes biographiques (1)

Période préscolaire

La première phrase qui, si ma mémoire ne me trompe, m’a été dite en allemand, ne fut évidemment pas compréhensible à moi, le petit gosse qui ne comptait sans doute pas bien au-delà de trois ans, étant donné que chez nous je n’avais entendu que du luxembourgeois et du français. Elle m’avait été adressée, vers 1915, par un militaire allemand relativement âgé, membre d’un escadron que je voyais marcher au pas chaque jour vers le tunnel entre Michelau et Erpeldange, mon village natal. J’y occupais avec mes parents et mes trois frères et trois sœurs une maison de garde-barrière, que nos cohabitants du village appelaient « d’Gard-Haischen » et qui était située près des rails du chemin de fer à environ cent mètres de la rive droite de la rivière Sûre, alors que toutes les autres habitations, y compris le château, s’élevaient sur la rive gauche. Il nous fallait parcourir une distance d’au moins un kilomètre et passer un pont pour nous approcher des autres demeures. Weiterlesen